RESTE MOI VIERGE.
On en a perdu des hommes sur nos radeaux, balayés au flot des vagues et arrachés au sein de leur destinée, pour rejoindre ta terre d'or et de liberté, pour rejoindre ton essense soul et immaculée. Pour rejoindre les courbes sauvages de ta patrie, la chaleur humide de tes douceurs, et on s'y brule sur ton délicieux corps de putain, on s'ennivre de ton odeurs milles fois salie par d'autres et on se dit que cette fois c'est different, que l'on redevient le premier et qu'on sera le dernier. La misère s'efface, on se perds dans nos rêves, dans nos désirs, on se prends dans les filets des futurs, on se met à désirer ce qu'on a toujours renié, ils se mettent à rire à tout bout de champ, à s'emouvoir sur ces photos d'enfants, sur cette idiote d'église, cognant en rythme aux battements de leurs coeurs. Et l'angle mort vient nous reprendre nos rêves, les fleurs fanent, nos habits d'amants sont rangés, balayés. Aphrodite s'ennuit de nous et elle quitte leurs lits. Et on court désèspérement se perdre là où la déesse affriolante nous fait bruler en riant contre d'autres corps sans vie, d'où on sort sans flamme au fond des yeux. Nos radeaux nous récupèrent au matin, las, et on quitte à reculons la patrie qu'on pensait etre Terre promise.
Tu es doué d'une dyslexie magique,
Qui fait de toi mon cow-boy poétique.
My Candy Lady, tes yeux charmeurs me murmurent ces trois mots au rythme de ta langue tapant sur ton palet. J'aime quand tu m'embrasses et qu'il y a le verre de tes yeux entre ton front et le mien et plus encore quand tu les retires et que tes yeux s'habitues à la forme amande des miens. Et je ris lorsque de ton air gauche tu me proposes une bière de la facon la plus sensuelle qui soit et que tu te moques de moi quand je fais mine d'avoir une vraie descente pour t'impressioner. Et je deteste lorsque tu fuis pour mieux renaitre contre mon cou, plus beau que jamais, pour déguster le sucre de mes épaules et celui du bout de mes seins. Je ris.
J'AI DU POP-CORN DANS LE COEUR.